"Alors Corto dit : que la lumière brille ! Et la lumière brilla ! Alors Corto dit : que la lumière s'éteigne ! Et la lumière s'éteignit ! Alors Corto sut que son appart' avait l'électricité" (psaumes)
dimanche 29 juin 2008
lundi 16 juin 2008
dimanche 15 juin 2008
mercredi 28 mai 2008
Tragédie pour de vraie

Terry Pratchett a annoncé sur le web qu'il était atteint d'une forme rare de maladie d'alzheimer. Voici la lettre qu'il a publié :
Mes amis,
J’aurais préféré passer cela sous silence encore un petit peu, mais à cause des prochaines conventions et bien sûr du besoin de conserver mes éditeurs informés, il aurait été injuste de dissimuler la nouvelle. J’ai été diagnostiqué avec une forme très rare de la maladie d’Alzheimer, qui se dissimulait en fait derrière “l’attaque” fantôme de cette année.
Nous avons pris la nouvelle avec philosophie et même avec un peu d’optimisme. Pour le moment le travail continue pour conclure Nation et les notes préparatoires sont déjà couchées sur le papier pour Unseen Academicals. Tout le reste étant identique, j’espère pouvoir remplir la plupart de mes engagements, et autant que possible les futurs aussi, mais nous allons discuter avec les différents organisateurs. Honnêtement, je préfèrerais que les gens restent joyeux, car il y a encore le temps pour au moins encore quelques livres :o)
Terry Pratchett
PS Je voudrais juste attirer l’attention de tout le monde ayant lu la note ci-dessus que cela doit être interprété comme voulant dire que « Je ne suis pas mort. » Je le serai, bien sûr, tôt ou tard, comme tout un chacun. Pour moi, cela pourrait être plus tard que vous ne pensez - il est encore trop tôt pour le dire. Je sais que c’est très humain de dire « Y’a t-il quelque chose que je puisse faire », mais dans ce cas, je ne m’attarderais que sur les offres faites par les experts de haut vol en chimie du cerveau.
samedi 24 mai 2008
Tragédie biduletruc. Acte 5 : Pour une bouteille de Jack Daniel's
On frappa à la porte. Je pris le temps d’allumer lentement un havane avant de répondre. Sensation douce-amère des effluves cubaines qui emplissaient et libéraient mon esprit. L’homme entra. Il n’avait rien de particulier, rien d’exceptionnel. Un homme comme on en voyait des milliers dans les rues grouillantes de la mégalopole. Celui-ci avait quelque chose que les autres n’avaient pas. Un faux air. Comme un costume volontairement mal taillé.
Lui : Bonsoir.
Trop simple pour être vraiment honnête. En toute chose il fallait de l’imperfection. C’était ça l’humanité : l’imperfection. Même dans la simplicité.
Moi : Assieds toi, le Maltais ! Prends donc cette chaise…
Lui (marquant à peine sa surprise) : Comment m’avez-vous appelé ?
Moi : Je t’ai appelé par ton p’tit nom dans le milieu : Le Faucon Maltais, ou le Maltais, ou encore Corto. Choisis celui que tu préfères.
Lui : il doit y avoir erreur sur la personne. Ai-je l’air Maltais ? Je vais rentrer chez moi…
Moi : Tu ne bougeras pas de cette chaise avant d’avoir répondu à mes questions, Maltais !
Sa physionomie changea brusquement. Peut-être n’attendait-il au fond que de pouvoir laisser tomber cette pesante défroque de faux-semblants et de pouvoir se montrer sous son vrai jour. Peut-être…
Corto : Alors c’est ça hein ? Qu’est-ce que tu me veux, flic ? Quoi que j’aie pu faire, ça ne me vaudra même pas une amende.
Moi : Quoi que je puisse prouver, tu veux dire ! Tous les tripots d’ici jusqu’au fleuve sont à ta botte, tout le monde le sait.
Corto : C’est toi qui le dis, flic ! Mais pour accuser les gens, dans ce pays, il faut des preuves. Les droits de l’homme c’est une belle chose, tout de même.
Moi : Ouais… De toute façon je ne t’ai pas fait venir pour ces histoires. J’ai rendu ma plaque depuis un moment. Si les collègues officiels ferment les yeux sur tes affaires, ça les regarde. Mais moi, j’ai une affaire qui te concerne.
Son instinct de prédateur venait de réagir à l’intérieur de son crâne. Son œil droit avait brillé d’un feu que je connaissais bien.
Corto : Quelle affaire ?
Moi : Une escroquerie à la petite semaine qui touche un milieu auquel t’aurais pas dû te frotter, Maltais.
Corto : ‘Vois pas.
Moi : Toi peut-être, mais moi je vois très bien ! Et je ne suis pas le seul. Les personnes qui m’ont engagé avaient déjà tout un dossier sur toi. Et puis…J’ai réussi à dénicher un précieux informateur.
Corto : ‘Vois toujours pas de quoi tu parles, flic !
Moi : Tu vas vite comprendre. J’ai demandé à un de nos amis communs de nous rejoindre pour égayer la fête. Le voilà, justement. Entre mon gars !
L’homme qui entra dans le bureau avait plus de points communs avec mon paillasson qu’avec un membre de l’espèce humaine. Il regardait par terre en tortillant un vieux chapeau gris entre ses doigts tremblants. En voyant le Maltais, il pâlit horriblement et faillit s’évanouir. Dans le milieu des p’tites frappes sans envergure on le choisissait toujours pour les plus sales besognes. Comme personne ne se souciait de son vrai nom, on l’appelait comme on voulait. Pour la police, il était l’Anonyme.
Corto : Qu’est-ce qu’il fout là ? J’veux pas être dans la même pièce que cette raclure.
Moi : L’Anonyme ici présent m’a raconté beaucoup de choses très intéressantes, le Maltais…
Anonyme : Faut pas m’en vouloir Corto. Je suis lâche, j’y peux rien…
Corto : Sale mouchard ! Je t’égorgerai de mes mains !
Moi : Tu n’égorgeras personne ! Ce boulot là sera sûrement fait par d’autres. Tu veux savoir ce qu’il m’a dit, l’Anonyme ? Il m’a parlé d’un plan, une escroquerie intellectuelle caractérisée. Une idée dont tu serais l’auteur : faire croire au milieu de la blogosphère que toi et Anonyme étiez en pleine bagarre totale, prêts à vous ranger des bagnoles. Histoire de voir ce qu’en penseraient les autres, quelles seraient les réactions. Mais comme d’habitude dans ce genre d’embrouille, il fallait que tu passes pour le gentil, la victime, celui qui se fait briser psychologiquement. D’où cet acte 4 plein d’un pathos complètement inventé, qui t’a attiré quelques réactions de sympathie.
Corto : Ouais ben pas tant que ça hein ! Le plan a foiré…
Moi : Me prends pas pour une poire, Maltais ! Je suis peut-être plus flic mais je sais reconnaître les vrais escrocs.
Anonyme : J’suis désolé Corto ! J’ai essayé de lui expliquer que tout était de ma faute, que t’y étais pour rien. Mais il m’a pas cru…
Corto : Il a pas cru que tu étais capable de mener plusieurs blogs à la fois, de réagir sans me demander d’abord mon avis, ou de monter un bateau pareil ? C’est qu’un flic pauvre abruti, mais même le plus débile des flics croirait jamais que tu sois capable de faire tes lacets tout seul !
Moi : Alors tu reconnais que tout vient de toi… ?
Corto : Et comment que je le reconnais ! Les controverses, les attaques personnelles, et cette fausse bagarre, tout ça c’est MOI ! MOI ! MOI ! MOI !
Moi : Et pourquoi un tel bobard si c’est pas pour te faire plaindre ?
Corto : Me faire plaindre ? MOI ?! (son rire aurait glacé le sang d’un esquimau) Pas question de ça, flic ! L’idée c’était surtout de voir la réaction du pépère, et éventuellement, après, celle des autres ! Ca ne s’est pas fait attendre d’ailleurs : cris de victoire sur cris de victoire ! Il faut lire les quelques billets sur les Lustukru ! On sent bien que ça l’a soulagé d’un coup de se dire qu’on disparaissait de son champ de vision. Ouais, sauf que tout ça c’était qu’un jeu de dupes, une tromperie, un faux-semblant de plus. Quand on se targue comme lui de si bien maîtriser le discours, de comprendre tout, de transpercer les simples apparences pour voir la vérité… C’était à se tordre de rire ; et c’est ce que j’ai fait depuis le début.
Moi : T’es une ordure le Maltais ! Et pour faire aboutir cette niaiserie tu as mouillé cette pauvre chose pathétique d’Anonyme, que tu t’es auparavant efforcé de faire détester ?
Corto : Eeeh oui ! Tout un système d’illusions fondé sur la capacité des autres à juger a priori et sur des critères erronés que j’ai subtilement entretenus.
Moi : Le problème c’est que tu as joué à un jeu dangereux avec tes dés pipés. Le Groupe Chaos, tu connais ?
Corto : Jamais entendu parler.
Moi : Moi non plus à vrai dire. C’est eux qui m’ont payé pour te débusquer et te faire parler. Ils vont utiliser cette conversation enregistrée et la diffuser comme acte 5 sur ton blog !
Corto : Sur mon blog ?! Bande de pourris ! Ils n’ont pas le droit ! Y a des lois !
Moi : Sur la blogosphère, apparemment, la Loi c’est eux. Ils vont venir vous chercher dans un moment. Il semble que votre cas les intéresse. Je ne sais pas ce qu’ils vont faire de vous, les gars, et franchement, je m’en balance ! Moins je verrai de pourris dans votre genre et plus j’aurai des chances d’arriver à la retraite.
Quand les gars du Groupe Chaos ont débarqué pour embarquer mes deux oiseaux, Corto beuglait comme un chien enragé que personne ne croirait jamais qu’il est un salaud ! Personne ! Foutaises. Anonyme, lui, semblait déjà résigné à son sort de victime, pauvre lemming voué d’une façon ou d’une autre à un abattoir quelconque.
Tout ça m’avait tellement écœuré que je me précipitai sur la bouteille de whisky à laquelle j’avais juré de ne plus jamais toucher (j’te d’mande pardon ma p’tite Martha…). J’allais me jeter dans le gosier de longues rasades du liquide ambré quand ma porte s’ouvrit une nouvelle fois.
Elle était là devant moi, la belle gosse, la belle brune. Avec ses jambes à damner tous les saints, ses yeux où j’aurais voulu me noyer et ses beaux cheveux noirs dont une frange cachait délicatement une partie du visage.
Elle : C’est du beau travail, Mr … Voici les 10 000 dollars promis.
Moi : Gardez vos billets verts ma belle ! Je me suis déjà assez vautré dans la fange pour la soirée…
Elle : Vous n’allez pas le regretter ?
Moi : Demain sûrement, oui mais ce soir, j’ai même pas envie d’en parler.
Elle se rapprocha de moi. Même si je l’avais voulu, je n’aurais pas pu détourner le regard. Ses lèvres fines me sourirent, ses yeux m’emmenèrent dans les plus lointains paradis. Je l’attirai vers moi avec fougue et nous nous embrassâmes passionnément. J’aurais voulu la garder près de moi, mais avec un nouveau sourire, elle s’écarta lentement. Puis elle s’éloigna et quitta mon bureau. Je savais que si je la laissais filer, je ne la reverrais sans doute jamais. Pourquoi n’ai-je pas bougé le plus petit doigt pour la retenir ? Je ne pourrais l’expliquer. C’était comme ça.
Je pensais encore à elle quand je découvris que la belle garce avait cravaté mon Jack Daniel’s ! Les choses n’en resteraient peut-être pas là, en fin de compte. Je récupérai mon feutre, mon imper et me remis en chasse.
Le chat borgne m’approuva d’un miaulement rauque.
mercredi 21 mai 2008
Tragédie en un acte - Acte 4 : De la désillusion…
Le Héros (Moi) : J’en ai appris une…
Chœur : ... bien bonne ? (voix enfantines et rieuses)
Moi : Nan. Une pas bonne. Une grosse m….. !
Chœur : Oooooooooh ! Quel gros mot !
Moi : Les mots, les mots, les mots ! Je joue avec. Ils m’amusent. Mais pas toujours…
Chœur : Pourquoi ne chantes-tu pas avec nous ? Participes à nos chœurs endiablés qui égaient les cœurs !
Moi : Nan. Là j’ai envie de tuer ! Tuer le Père ! Ou du moins celui qui se veut comme tel ! Père Fouettard, foutu donneur de conseils. Foutu donneur d’ordres…
Chœur : Tu parles du Pépère ? C’est ça, hein, c’’est ça ? Raconte ! Ce doit être encore si drôle !
Moi : Drôle ? Ah oui ça l’est ! Et pathétique aussi ! Nan, c’est pas le Pépère pour une fois. D’ailleurs, lui au moins a le bon goût de rester où il est et de me f….. la paix !
Chœur : Tout ça n’est pas très chantaaaaaant !
Moi : On n’a pas toujours le cœur à chanter, vilain chœur ! Quand un type qu’on connaît depuis des éternités, avec qui on a fait quatre cents coups par jour pendant plus de dix ans vous balance que vous ne valez même pas la peine qu’on vous qualifie de Lustukru, ça donne envie de tuer.
Chœur : C’est…L ?
Moi : Ouaip.
Chœur : Aaaaaaaah !! Quelle horreur !
Moi : Ouaip.
Chœur : Mais pourquoooââââ ?
Moi : Tout s’est passé samedi ou dimanche, je ne sais même plus très bien. Que lui ai-je dit déjà ? Quelque chose comme : ça commence à bien faire cette guéguerre. Tu voulais que je crée Mad Genius, je l’ai créé. Provoquer S, A, et les autres, super drôle oui…Mais voilà, c’en a fait fuir certains ! J’en ai franchement assez de tout ça. C’est usant.
Chœur : Et qu’a-t-il dit ? Il a compris ? Racoooonte…
Moi : Ca s’est passé comme ça :
Laurent : « parce que tu peux accepter de te faire bouffer par ces prétentieux peut-être ? »
Moi : C’est pas ça mais tout les trucs sur l’Art, et tout, j’ai l’impression de pas exister, de ne faire que répéter tout le temps ce que tu dis…
Laurent : Et ça te fait du bien, crois moi ! Mad Genius c’était quoi avant que tu commences à attaquer le Pépère ? Quelques post ici ou là, un ou deux coms (de moi). Alors que là ça a pris une vraie dimension ! Et « Robertine » ? Tu crois que tu peux les laisser dire partout qu’elle m’a brisé ?
Moi : Je sais pas. Dans un sens c’est un peu vrai quand même. Je ne dis pas que tu as tort…
Laurent : Encore heureux, p….. ! Attends ! J’ai été réglo tout le long et je me fais traiter comme une sous-merde.
Moi : c’est à cause de ton style. Tu provoques. Et en plus tu argumentes dans tous les sens. C’est comme cette histoire à propos de l’élite, des intellectuels et tout…
Laurent : Tu sais ce que c’est ton problème ? C’est que t’es tellement dans tes délires et dans ton trip « mad genius » (qui c’est qu’a inventé le concept d’ailleurs ? rappelle moi…) que dès que la discussion devient sérieuse tu flippes ! Déjà que je me coltine tous les posts chez les zautres et que toi tu restes bien peinard ici ! T’es gonflé.
Moi : C’est pas ça…
Laurent : Ouais bien sûr c’est pas ça. En fait t’es tellement content qu’ils aient tous adoré ton acte 3 que ce qui t’emmerde pour de vrai c’est qu’ils t’associent à moi et qu’ils ne soient plus tes « amis » !
Moi : Mes amis ?? Tu rigoles ! C’est idiot.
Laurent : Ben voyons ! Ton blog c’est quoi ? Un moyen d’attirer la sympathie parce que sinon tu y arrives pas !
Moi : T’es un vrai con en fait !
Laurent : Attends j’lui ai pas encore répondu à la prof de philo sur ton blog ! J’ai pas encore donné tout mon potentiel !
Moi : Arrête avec ça, c’est lourd.
Laurent : T’inquiète. Là ça va être le brisage final ! Après ça t’es pas près de revoir ces cons sur ton blog ou ailleurs.
Moi : Supeeeer ! Et ce que je peux en dire tu t’en fous en fait ! »
Chœur : C’est tout ?
Moi : Nan. Là c’est le début.
Chœur : Et la fin ? (jeunes filles roulant de grands yeux)
Moi : La fin c’est le quatrième acte de cette tragédie, petites filles. Je cesse d’être un héraut pour devenir enfin le Héros !
Chœur (plus qu’un vieux bonhomme avec une canne) : Tu ne peux pas faire ça !
Moi (sourcils dressés) : Et pourquoi s’il vous plaît ??
L (tombant enfin le masque) : Parce que c’est MOI qui te le dis !
Moi : Ah ouais ?!
S’ensuit une scène d’une rare violence au cours de laquelle le Héros pulvérise magistralement l’abruti malingre qui tel un Sauron vaincu, informe et fantomatique, disparaît dans l’Est lointain, plein encore de toute sa malveillance mais incapable de revenir hanter les mortels.
dimanche 18 mai 2008
vendredi 16 mai 2008
vendredi 9 mai 2008
Tragédie antique en un acte – troisième acte (un week-end sur la blogosphère)
Laissez- moi vous les présenter par ordre alphabétique, avec leur pseudo (toute ressemblance avec des personnes/personnages ayant existé, existant ou étant destinés à exister un jour serait purement fortuite)
:
- Robertine (A)
- Synonyme (L)
- Bob O’Bob.com (M)
- Pépère (Pépère)
- La concombre masquée (CM)
Comme il n’y a pas grand-chose d’autre à dire, autant commencer. (Oui, pour les retardataires il y a des places devant là ! Ouille ! Oui madame, un gadin sur des gradins en pierre ça fait mal. Fallait pas arriver en retard aussi…)
Je laisse donc la place aux gui…aux acteurs de cette pétillante et légère comédie humaine (du moins à 99% humaine) intitulée : « un week-end sur la blogosphère ».
Bob O’Bob.com entre sur scène et lit à voix haute le denier article de Robertine sur les implications métaphysiques des effets du système de pensée hégélien sur le développement cérébral et philosophique des bactéries anaérobies. 80ème page, troisième heure de lecture… (oui, il lit en diagonale).
Bob O’Bob.com (M) (à voix haute) : « …, on se trouve donc devant un phénomène manifeste de contagion philosophique à partir du système philosophique hégélien. Si j’osais un trait d’humour, j’ajouterais qu’ « il ne leur manque (presque) plus que la parole ». Il ne s’agit bien entendu ici que d’un petit exposé sommaire, sans prétention (l’humilité n’est pas une tare que je sache) car je n’ai pas le temps de développer plus avant. Mais je répondrai à vos commentaires si vous souhaitez plus de précisions. »
Robertine entre à son tour sur scène, immédiatement suivie de Synonyme. Celui-ci lit aussi l’article et arbore un sourire épanoui.
M : Robertine, cet article est…énorme, génial, incroyable. Je n’ai pas compris tous les mots mais j’ai fait une ou deux recherches bibliographiques qui pourront peut-être élever le débat vers une sphère nouvelle et plus haute : « Nieztzzsche et les fourmis » par le Dr Flurtz (1902) et « la pensée anaérobic de Véronique et Davina » par A. Munch (2007).
Robertine (A) : Merci, Bob O’Bob.com, mon ami. Pas le temps de lire mais à bientôt. ;))-
Synonyme (L) : Oui Bob merci ! Et merci Robertine pour…tout ça. Ne me tapez pas si je vous dis que vous écrivez tous comme des pieds sans orteils et qu’au royaume des aveugles le roi borgne n’y voit pas grand-chose non plus quand il a une poussière dans l’œil (cherchez pas c’est de l’humour). A part ça c’est sympa les bactéries et tout. Mais c’est un jugement de valeur purement humanocentré (si-si ça existe, j’ai fait « lettres-5-ans ») que de considérer que ce sont les bactéries qui progressent grâce à Hegel ! Qui nous dit que ce ne sont pas elles qui lui ont tout appris au pote Hegel (Et au fait, qu’est-ce qu’il a fait de son copain Jeckel ? Il l’a mangé ? Humour non manga J) Et d’abord, qui définit les critères de développement, d’intelligence, de pensée, de philosophie ?
Pépère (on le voit jamais mais on l’entend) : Tiens voilà un Lustukru ! J’ai hâte de voir Robertine te bouffer le foie, pauvre trouduc décérébré !
M : Eh oh ! Du calme Monsieur Pépère. On ne vous parle pas d’abord ! Robertine est ce qu’elle est mais je ne crois tout de même pas qu’elle soit cannibale !
La Concombre Masquée (CM) : Peut-être que Synonyme préfère les jugements de valeur Amanocentrés non ? ;-)
L : T’as bien raison Bob ! Robertine elle tue à coups d’articles mais ce n’est ni pour le plaisir, ni pour se nourrir ! Au fait Pépère, avec tes notions d’anatomie j’imagine que chez toi un coup de pied au c.. te file la migraine non ?
A : Alors ils sont tout pourris mes articles ? Bande de vilains ! Et merci à mon amie la Concombre Masquée ! :::)
L : Noooon. Je ne voulais pas dire qu’ils étaient pourris.
M : Si ! C’est exactement ce que t’as voulu dire ! Et c’est pas la première fois que je subodore des sous-entendus dans tes propos Synonyme, et à force c’est assez-hyper-méchamment-agaçant.
A : Bon ben je crois que je vais quitter la blogosphère mes amis…
M et L (en chœur) : Noooooon !! Fais pas ça ! Je sais que c'est ma faute mais si tu reviens je changerai ! Je serai gentil !
A : Je suis lasse de tout ça...Toujours devoir s’expliquer. Ne jamais se comprendre. Même entre amis.
Pépère : Eeeeeh voilà ! Les gros cons de Barilla ont encore frappé ! Et la meilleure, la plus belle, la plus chouette, la plus extravagante, la plus jolie, la plus intelligente, la plus délirante de toutes les bloggeuses (et une vraie, vraie, vraie, vraie amie) va disparaître à cause de mous du bulbe qui se branlent trop la coquillette (c’est juste pour le champ lexical – NdA) !
CM : des pâtes, des pâtes, oui mais de De Cecco ! :))
M et L : Ouuuuiiiiiin !!! On est trop cooons ! (ça c’est pour le plaisir – NdA)
Pépère : Bande de Panzanis. Tout ça c'est de votre faute. Si Robertine m’avait écouté tous les trolls de votre espèce seraient au fond de l’eau avec un boulet de 36 aux pieds ! Moi je crache sur la démocratie et toutes les valeurs à la con des gauchistes dans votre genre !
A : c'est moi que v'là ! J'ai rechargé mes philosophicobatteries et je vais battre mon record de textes en longueur !
Pépère (en aparté) : Merde elle est déjà revenue… Faut que je camoufle un ou deux cadavres…
M et L (les larmes zaux yeux) : Ooooh...Tu es revenue. On est désolés. On le refera plus.
Pépère : heureux de te voir de retour Robertine ! Je suis sûr que ce temps de latence t’a permis de redécouvrir des potentialités céphaliques oubliées quelques part sous la racine de tes beaux cheveux blonds (humoouuuur). Maintenant que ces gros cons d’Uncle Ben’s, qui sont à 120% responsables de ton départ (contre -20% pour moi je le rappelle), sont matés, on va enfin pouvoir reprendre nos discussions. On en était à 4 à 0 pour moi mais tu peux encore remonter avec un peu de chance ! Mon amie… ; )
A : Merci Pépère pour tous ces beaux encouragements ! Je te répondrai quand j’aurai du temps. Merci Bob, mon ami. Et merci Concombre Masquée, mon amie.
CM : Mais j’ai encore rien dit !
A : Oui mais c’est toujours quand on s’y attend le moins qu’il faut s’attendre à te voir débarquer, mon amie ! §_\]@ (émoticônes tchèque)
CM : Je me surprends moi-même !
L : Eh ! Et moi ? Je ne suis pas un ami ?
A : Ca dépend…L’Art existe-t-il ?
L : Ben…non.
M : Ouah eh l’aut’ ! Perdu ! C’était pas LA bonne réponse ! Honnêtement Synonyme, je t’aime bien la plupart du temps, quand tu parles manga et tout, mais quand tu essaies de jouer les philosophes c’est insupportable et prétentieux ! Merci à Robertine de nous montrer la voie. D’ailleurs Robertine, que pense-tu de mon blog et du sujet sur les tensions-sociales-et-communautaires-dans-la-Grande-Barrière-de-Corail-à-cause-du-réchauffement-climatique-aggravée-par-l’inconséquence-des-états-et-des-capitalistes ?
A : Merci Bob, mon ami. Je te dirai ça un jour, quand j’aurai le temps d’aller le voir. ‘(-)
L : Mais enfin ! L’Art n’existe pas ! Vous allez m’écouter oui ?! C’est une construction normative inventée par une élite pseudo-intellectuelle qui définit elle-même les règles de l’intellectualité, de l’élitisme et de tout le reste !
S’ensuit une très longue réponse argumentée de Robertine (A : je m’en excuse d’ailleurs. Désolée ! ;)())). Passons sur les multiples échanges qui ont lieu entre les différents guign…acteurs de cette farce. La scène est violente et censurée. Une bagarre blogosphérique (oui. la blogosphère est ronde et non plate, l’ignoriez-vous ? sinon on l’aurait appelée la blogodisque…) homérique c’est pas toujours beau à voir. Sachez seulement que L a appris à Pépère qu’Uncle Ben’s était une marque de riz et non de pâtes, que la Concombre Masquée est intervenue dans la discussion pour faire valoir son opinion relative à la beauté du muguet, que Bob O’Bob.com a ouvert un nouveau blog où il fait une publicité acharnée pour l’ancien.
Quelques jours plus tard :
L : Cette fois j’en ai ras le Pépère Robertine !
A : Et moi c’est tout juste si j’ai pas de l’urticaire en voyant la lettre L !! Heureusement que je m’appelle Robertine !
L : Pourtant je ne te déteste pas.
A : Moi non plus.
M : Ben moi non plus je vous déteste pas.
A : Merci Bob, mon ami.
L : Ouais. Même si on s’en fout un peu, ça fait toujours plaisir.
CM : Moi ce serait plutôt la confiture de prunes qui ne passe pas bien…
Pépère : Moi c’est les pâtes que j’aime pas. Et puis aussi la démocratie, les connards qui me disent que je suis insultant, les Français, les boulimiques, les gauchistes, les dépressifs, ceux qui sont pas d’accord avec moi, Bourdieu, Hegel…(Heu non-non-non pas Hegel ! Je retire, je retire)
L : Dresse la liste de ce que t’aime, un post-it devrait suffire ! Et puis le portrait psychologique sera plus fin comme ça ! Eh Robertine ! Je suis pas ton ami moi ?
A : Ca dépend…L’Art existe-t-il ?
L : Ben…non.
A : La blogosphère me lasse un peu ces temps-ci…
Et comme vous l’aurez facilement deviné : c’était reparti pour un tour.
mercredi 30 avril 2008
lundi 28 avril 2008
vendredi 25 avril 2008
jeudi 17 avril 2008
Tragédie antique en un acte - Deuxième acte
Corto : Je viens d’en apprendre une bien bonne !
Chœur antique (voix lasses et endormies de jeunes filles) : Oooooh ! Encore…
Corto : Caaachez votre enthousiaaaasme ! Ne suis-je pas le héros ? Le redresseur de torts ? Né pour souffrir au service de nobles causes…
Chœur : Si-si-siiiiii ! C’est bien toa le héros !! (voix mâle et profonde)
Corto : O vous, curieuses harpies ? Voulez-vous savoir ce que je sais ? Apprendre ce que j’ai appris ?
Chœur : Aaah ça ouiii !
Corto (murmure) : Alors partagez avec moi les secrets des dieux…
Choeur : Mmmm… (jeunes filles fleuries courant, dansant avec des mines gourmandes)
Corto : Vous n’attendiez que ça en fait, hein ? La suite de l’histoire ! C’est pour me faire marcher que vous faisiez semblant de vous ennuyer !
Chœur : Mais oui, bien sûr-bien sûr (clins d’œil appuyés au public)
Corto : Petites malines !
Chœur : Or donc cette « bienbonne » ? Qu’est-ce donc ?
Chœur : Oui oui oui ! S’il te plaît ne nous fais plus languir !
Corto : Bon d’accord. Alors voilà : ya scheiro qui dit qu’il a vaincu les Haplorrhiniens (du grec aploos, simple, et rhinos, nez), ou Simiens, forment un taxon dans la classification phylogénétique des Primates.) ! Et ce juste parce que nous l’avons un peu délaissé pendant deux jours ! Deux jours ! C’est quoi deux jours ?! Faut-il vraiment qu’on lui manque à ce point ? Le désert affectif est une chose tragique. Mais les difformités physiques c’est pas mieux ! Quand on dit que les autres sont des « simples nez » ou « nez simples », cela veut-il dire qu’on est soi-même un double nez ? Voire même un triple nez ? Brrrr ça donne le frisson des choses pareilles ! Pas facile de se regarder dans un miroir le matin quand son appendice nasale tient déjà les ¾ de la place ! Voire les 4/5…
Chœur : Ouuuuaaaaah !! Ca donne le frisson ton histoire !
Corto : Ouais je sais. Pas pour rien que c’est une tragédie ! La tragédie du Big Nose One !
Chœur (hommes, femmes, enfants, chantant, pleurant, dansant) : Quelle horreuuuur ! O dieux cruels ! Scheiro n’a-t-il tant (et tant, et tant et tant) vécu que pour cette infamie ??
Corto : Mais heureusement, le héros en moi n’est jamais loin ! Sache scheiro, que je ne t’abandonnerai plus jamais aussi longtemps (deux jours, comment ai-je pu ? Comment ai-je pu ? Comment puis-je encore me prétendre juste, gentil, héroïque ? Comment puis-je me regarder dans une glace ? Ah oui…c’est parce que mon nez est simple…J’oubliais) !
Chœur : Plus jamaiiiiiis !!! Pluuuuuus jamais !!!!! (grosse montée dans les aigües là)
Lune disparaît, la nuit retombe. Le héros retourne à l’obscurité. La buvette est ouverte. On a racheté du coca et des cacahuètes…
dimanche 13 avril 2008
Résultats du sondage « A votre avis, combien d'insultes Scheiro a-t-il proféré sur la bloggosphère ? »
Aucune ! Des insultes ? Où ça des insultes ? Bande de sales gauchistes... 83%
1 (oui je sais...c'était pour la crédibilité du sondage) 0%
100 (aaaah là tout de suite on entre dans le vif du sujet !) 0%
Que peut-on objectivement considérer comme une insulte ? (pour les vrais gauchistes) 16%
Pfffoouuuu...Beaucoup, beaucoup ! Au moins...Mais sûrement plus que ça ! 0%
J'ai arrêté de compter... 1%
C'est le paradoxe de Nebo : le chiffre est impossible à trouver car la bloggosphère est infinie ! 16%
N'importe quel chiffre au hasard plus 1 ! 50%
Après dépouillement de ce (putain de) sondage, il apparaît que c’est la première proposition qui emporte la majorité des suffrages exprimés ! Je ne cacherai pas que ce résultat n’est pas en accord avec mes (saloperies de) convictions personnelles, mais en bon (connard de) gauchiste (je viens de sniffer l’encre du Monde d’hier et je plane encore un peu là…), j’accepte la terrible loi de la démocratie : pour la majorité (83%) des sales gauchistes de la bloggosphère, Scheiro n’a donc proféré aucune insulte.
mardi 1 avril 2008
L’histoire cachée de l’hu-manité
_ Il y a bien, bien, bien longtemps…
(Qui a dit : « dans une lointaine galaxie… » ? Hm ? Anonyme ! Au coin avec le bonnet !)
_ C’était donc il y a bien, bien, bien longtemps ! Les Hommes étaient alors dans la force de la jeunesse (oui, Anonyme, les femmes aussi ! J’ai dit les Hommes mais ça veut dire les hommes ET les femmes ! Non, je ne sais pas pourquoi ! Oui, j’aurais pu dire les humains… Remets ton bonnet et tournes toi !)
_ Qu’est-ce que je disais moi… Ah oui ! Ils étaient donc tous, hommes et femmes, dans la force de la jeunesse ! Le monde (qui, lui, commençait déjà à ne plus être tout jeune, et regardait tout ça avec un certain détachement) avait déjà vu naître, grandir, décliner et mourir une foultitude de créatures, de races, de peuples, de civilisations !
Les Hom…les Humains…étaient alors divisés en deux peuplades bien distinctes. Il y avait au nord, les Boréens, grands, blonds et blancs. Et au sud, les Sudéens…
_ M’sieur !
_ Oui, Anonyme, quoi ?
_ Pourquoi au sud on les appelle les Sudéens, et au nord, on les appelle pas les Nordéens ?
_ Ben…Je suppose qu’à l’époque le nord s’appelait bore, et pas nord comme maintenant. Du coup, les gens du nord, c’était les gens du bore ! Les Boréens, quoi !
_ Les gens du bord ? Parce que le monde était plat c’est ça ?
_ Eh bien… En fait oui et non…Officiellement oui, mais officieusement non…
_ Ah ?
lundi 17 mars 2008
Tragédie en un acte

Chœur antique : Encore ?! (accompagnement à la lyre et au tambourin. Jeunes naïades à demi-vêtues dansant autour du héros)
Moi : Oui-oui-oui !!
Chœur : Et c’est quoi ? (voix masculines)
Moi : il paraît que je n’ai aucun fond, que j’aime me lire mais que je n’ai pas d’idées… (Yeux levés vers le ciel, mains crispées, imploration, prostration)
Chœur : Ooooooh !
Moi : Laissez-moi vous narrer les faits... (obscurité totale sauf un rai lumineux qui tombe sur le jeune premier. La musique s’arrête, le chœur disparaît. Le silence se fait) !! J’étais tranquillement installé dans mon vieux fauteuil, fumant une bonne petite pipe et lisant un bon roman, non loin du bon feu qui crépitait dans la bonne cheminée. Dehors, la neige tombait à gros flocons que le vent glacé emportait en tourbillons effrénés. Le doux vacarme de la tempête hivernale quand on est soi-même bien au chaud et à l’abri. Si j’avais eu un chien, il aurait été là, ce brave bon vieux pataud, couché sur le tapis, au pied de son bon maître…
(Aparté : Il se trouve que je n’ai pas de chien, qu’à cause du réchauffement climatique on n’a plus d’hiver, que je ne fume même pas un pétard, que je n’ai pas de fauteuil et qu’en fait de roman, à ce moment là je jouais sur mon PC. Mais bon…L’idée est quand même là : champ lexical de la tranquillité).
J’en étais donc là, lorsque soudain résonna dans le vide la sonnerie de mon téléphone portable (les premières notes de New Soul, vous voyez de quoi je parle).
Je pris l’appel.
C’était K !
(Aparté : appelons le ainsi afin de lui conserver un brin d’anonymat. On pourra d’ailleurs le retrouver sous le pseudonyme « Anonyme » dans des interventions sur d’autres blogs, sauf Pub and Co…Allez savoir pourquoi) !
Or donc, après une foultitude de minutes s’égrenant joyeusement au compteur, que me dit-il ?
Choeur : silence
Moi : Eh oh !
Chœur (revenant du bistrot) : Que te dit-il doooooonc ?? (voix enfantines et pas très claires).
Moi : Il me dit que lors d’un échange de mails avec M. (Aparté : anonymat aussi mais ce n’est pas Anonyme, si vous me suivez bien) celui-ci lui avait déclaré…
(tête basse, bras ballants)
…déclaré que le sieur Corto avait la fâcheuseté d’adorer se lire, se lire et se relire, bref de s’adorer tout court, mais qu’à part ça, sur le fond, c’était…ZERO !!
Chœur : Aaaaaahhh (mélange de voix étonnées et de murmures)
Or…
Or il se trouve que Corto c’est Moi ! Et que Moi c’est Corto !! (le masque tombe, le héros se redresse !)
Chœur : Quel flamboiement !! Les nues sont chassées par tant de luminosité !! (trois hommes et une femme)
Corto (ex-Moi) : N’ai-je donc vécu que pour tant d’infamie ?
Chœur : Ouiiiiiiiii !
Corto : C’est vrai ? Mais c’est très méchant !!
Chœur (hommes, femmes, enfants, chantant, riant, dansant) : Fin de cette pathétique histoirrrre ! De fond n’en cherchez poiiiint ! Vous qui avez lu ceci cherchez sous d’autres cieux, en d’autres lieux, dénonciations et calomniiiiies ! Vous ne lirez jamais ici, que du Cortooooo, c’est garantiiiie !
Et c’est déjà pas mal.
Sur le fond comme sur la forme.
vendredi 7 mars 2008
Nostalgie...

A priori, cette nouvelle aurait dû avoir le même effet sur moi que la plupart des nouvelles du même acabit : on oublie et on passe à la suivante. Un peu comme une guerre, un génocide, un tremblement de terre en Iran ou un tsunami…où déjà ? On y pense quand on a deux minutes pour penser à autre chose qu’à soi ou à des trucs hyper importants comme le travail, les vacances, le réchauffement climatique, la paix dans le monde, la misère, etc…A peu près jamais, quoi. Sauf bien sûr quand une fondation a besoin d’argent, un journaleux de vendre son papier, un présentateur de délocaliser son JT au soleil pour une plage spéciale, ou quand on est soi-même tellement mal qu’on a envie de se rassurer en se disant que c’est pire pour d’autres. Ne parlons même pas des bonnes âmes en quête de rédemption…(rédemption de quoi puisqu'elles sont bonne ?)
Des morts il y en a tous les jours dans les journaux : faits divers, international, catastrophes naturelles. Il y en a des drôles, des bizarres, des massives, des épouvantables, des insupportables, des carrément marrantes,…Tout un tas de morts différentes. A croire que quelqu’un, quelque part, a vraiment essayé de faire dans l’exhaustivité, sur toute une palette allant du plus innommable au plus réjouissant…
Alors pourquoi la mort d’un gros américain en chemise à fleurs m’a-t-elle touché plus que d’autres ?
Sur l’instant, j’en ai souri, me repassant en un éclair toutes les bonnes raisons énumérée plus haut de reprendre tranquillement le cours de mes activités.
Et puis ce nom m’a trotté dans la tête. Petit à petit, il a rencontré des noms et des souvenirs auxquels il était indirectement lié.
Pourquoi ?
Parce que ce brave bonhomme (l’était-il ? Je l’ignore…) s’est fait une belle et sympathique fortune en dollars en « inventant » un jeu. Gary Gygax était l’inventeur du jeu de rôles.
Même encore aujourd’hui, à l’ère du tout vidéo, tout le monde se rappelle de ce qu’a été le phénomène jeux de rôles dans les années 80-90.
Pour moi, c’est tout simplement le bon vieux temps.
Pas le temps de l’insouciance, non. Ce temps-là est depuis longtemps rangé au rayon des petits souvenirs fugaces et des réminiscences mystérieuses. Pas besoin d’avoir une mémoire comme la mienne pour ne plus se souvenir du temps où on a réellement été insouciant.
Non. Rien que le bon vieux temps, ni exceptionnel, ni parfait. Simplement délirant et extravagant. Etais-je prédestiné à aimer ce « jeu » ou bien est-ce lui qui m’a en partie façonné ? Dois-je envoyer quelques personnes rejoindre le brave Gary six pieds sous terre ? Ou bien leur dire « merci, c’était très sympa » ?
Dans le fond, tout ça n’a pas grande importance : simple récit d'un élan nostalgique à peine éphémère, et qui disparaît sans laisser le moindre regret. Le jeu de rôle est loin derrière moi maintenant. Tout au plus un souvenir et quelques reliques poussiéreuses et jaunies qui émergent par moments, et qui font rire ou sourire.
Alors pourquoi en parler ? Pourquoi écrire ?
Parce que certains instants valent mieux que d'autres. En nous reliant à un souvenir, et puis à un autre, et encore un autre, ils nous font détricoter et retricoter le fil embrouillé de la mémoire.
Alors merci Gary Gygax, toi, inconnu parmi des milliards d'inconnus, morts passés, présents ou à venir. Merci pour cet instant de la soirée d'hier. Merci d'avoir eu une petite idée géniale il y a 42 ans...
mardi 26 février 2008
dimanche 14 octobre 2007
La quête de ma vie
Voilà un moment que je n'avais rien publié sur mon blog. Ne croyez pas que c'était l'envie qui manquait, mais les circonstances de la vie m'ont obligé à m'éloigner de vous pour quelques temps. J'aurais évidemment préféré passer des heures devant mon écran plutôt que de devoir sauver...(petit temps de réflexion)
Et puis non ! Au diable les messages évasifs et les explications incomplètes. Je vous dois la vérité, l'entière vérité. Et puis ça me fera du bien d'en parler.
Voilà...
Je vous épargne les détails pour l'instant (ça fera surement l'objet d'un autre message) mais il faut que vous sachiez que je suis engagé dans une quête inclassable à la recherche de ma mémoire perdue. Il y a de cela plusieurs années, ma mémoire a en effet décidé de se faire la malle, ne laissant derrière que ce petit billet abscons : "je me tire pauvre naze ! débrouille toi sans moi et n'essaie pas de me retrouver !"
Je crus tout d'abord à une nouvelle facétie de sa part (elle a toujours été coutumière du fait), mais je dus rapidement me rendre à l'évidence quand, bloqué à la porte de mon immeuble, je me rendis compte que j'avais oublié le digicode...
Elle voulait que je la laisse partir de son côté ! Chacun pour soi, c'était dorénavant le credo. L'individualisme poussé à son paroxysme ! L'obligation de se lever tous les matins en se demandant qui on est, où on est, d'où on va et où on vient...Et une fois le café pris, l'obligation de continuer malgré tout, en se disant que tout ceci n'a pas le moindre sens.
Mais en emportant mes souvenirs passés, présents et futurs, ma mémoire ne m'avait pas arraché toute ma personnalité ! Elle faisait certes de mon esprit une constante page blanche, en perpétuelle réécriture, mais je conservai malgré tout cette idée tenace qu'il me manquait quelque chose, et la volonté pugnace de la retrouver.
C'est pourquoi je cours de par le vaste monde à sa recherche... Je la cherche à la télévision, sur le net, dans les journaux ou dans les livres, au cinéma...
C'est ainsi que j'appris il y a quelques semaines que quelqu'un avait aperçu un type bizarre se promenant dans les rues de l'ancienne capitale du Myanmar. Un individu correspondant exactement au signalement ! Mon sang ne fit qu'un tour et je pris le premier vol pour Yangon ! Arrivé sur place, je tombai au milieu d'une espèce de carnaval local, avec des processions de bonshommes tout d'orange vêtus et les crânes rasés. Peut-être s'agissait-il là de quelque manifestation de skinheads locaux, car je ne tardai pas à voir débarquer la police et les militaires. Un journaliste nippon qui passait par là, et qui parlait un peu anglais, me dit qu'il allait demander son chemin auprès d'une espèce de gendarme juché sur un char... Je suppose qu'il a eu son renseignement car je ne le vis pas revenir vers moi.
Je passerai sur les détails mais pour résumer : je fus interpelé par les forces de l'ordre et emmené pour interrogatoire ! J'appris qu'un homme me ressemblant pas mal (mais "plus classe" paraît-il) avait plus ou moins mis le feu à je ne sais quelles poudres en faisant un scandale à propos de boulettes de riz à 100$, et convaincant ses amis skinheads d'aller réclamer auprès des autorités parce que lui n'avait pas le temps... Et puis il était parti avec ses boulettes et personne ne l'avait revu...
Et voilà...J'étais encore une fois passé si près !
Vous comprenez maintenant pourquoi je n'ai pas pu venir sur mon blog plus tôt ? Ils n'avaient pas internet en prison là-bas !
Je vous raconterai plus tard comment j'ai réussi à m'échapper...
Merci de votre soutien et à bientôt.
vendredi 28 septembre 2007
Résultats du sondage sur les jouets badigeonnés de peinture au plomb
Rappelons d'abord la question posée :
A partir de quel ratio "nombre d'enfants américains empoisonnés / nombre d'enfants chinois morts en les fabricant" une grande marque de jouets peut-elle considérer qu'un jouet peint au plomb doit être retiré de la vente ?
0,02 / 10 000 : 11%
0,5 / 100 000 : 0%
2 652 / 1 000 000 : 22%
le rêve n'a pas de prix, même humain : 44%
peu importe, vous aimeriez postuler au service communication de Mattel : 22%
C'est pas pour dire mais ça fait peur !
samedi 22 septembre 2007
VOTEZ ROMAIN !
Mais à présent la donne change ! Internet est là, et personne n'a plus la moindre maîtrise sur l'information. N'importe quelle vérité ou contre-vérité est bonne à dire, écrire, lire, entendre, colporter. Je vous invite à prendre connaisance de la mienne, de vérité, qui est la meilleure et la moins formatée.
Voici donc en quelques points très généraux les différents aspects de mon programme. A noter que certains d'entre eux ont connu, grâce à une action personnelle souterraine (donc discrète...), un début d'exécution qui promet (souvent à l'insu des gouvernements, partis politiques, groupuscules, églises, sectes, mouvements terroristes, écologistes, émissions pour enfants et dessinateurs de mangas qui m'y ont aidé. je leur adresse un amical remerciement collectif).
1/ Programme politique : au lieu de voter pour un président chaque citoyen pourra s'autoproclamer empereur s'il le souhaite, s'il a suffisamment de sesterces (adieu l'euro qui a bouffé notre pouvoir d'achat), et s'il a une bande armée assez puissante. Ce point est déjà plus ou moins entré dans les moeurs.2/ Programme territorial : le problème de l'adhésion de la Turquie ne se posera plus puisqu'il faudra l'annexer de toute façon. Envahir les îles de Bretagne. Attaquer la Mésopotamie et la Perse, là aussi le travail est déjà bien commencé (cf n'importe quel dictionnaire pas trop miteux).
3/ Programme vestimentaire : on revient à la toge, la petite tunique et les sandales ! Oui monsieur ! Pour ce qui est de la faisabilité, considérer les points suivants...
4/ Programme écologique : favoriser le réchauffement de la planète (ben oui c'est plus sympa pour porter la tunique et les sandales, surtout l'hiver). Favoriser le taux de natalité des populations de lions, tigres, ours, éléphants (cf programme culturel et religieux)
5/ Programme social : relégaliser l'esclavage (je me répète mais grâce à un long travail de lobbying, j'ai réussi à pas mal faire bouger les mentalités). Exonération de charges sociales pour tous les patrons acceptant de remplacer leurs machines par de la main d'oeuvre étrangère servile (je vous ferai grâce de mon couplet habituel mais quand même je me flatte d'avoir pas mal contribué au démarrage de cet ambitieux projet qui est sur de bons rails)
6/ Programme culturel : tout le monde parle et écrit en latin (mes liens avec les catholiques ultras, bien que particulièrement soporifiques, n'auront pas été entièrement vains). Programme de construction de colisées dans toutes les villes et tous les villages de plus de 500 citoyens et 2000 esclaves (à mettre en lien avec la deuxième partie de mon programme écologique et avec mon programme religieux).
7/ Programme éducatif : abandon des 1500 dernières années de découvertes et recherches en tout genre. Ainsi à partir de maintenant la Terre est de nouveau plate (je me félicite d'avoir convaincu la hiérarchie catholique du bien fondé de cette proposition, même si je regrette leur refus de brûler les restes de Galilée. Problème juridique paraît-il). Je suis au regret de constater que malgré mes efforts, et ceux des divers ministères de l'éducation nationale, l'abrutissement des masses ne semble pas empêcher le progrès. A travailler. Notons cependant que de louables efforts sont réalisés afin de réduire à néant l'apport philosophique des derniers siècles...Loués soient les forums sur internet ! On pensera à eux en temps voulu...
8/ Programme religieux : l'empereur sera votre dieu, du moins jusqu'au moment où il passera de vie à trépas et le flambeau à son successeur. Les chrétiens seront bien évidemment jetés aux lions, ours, tigres et éléphants (d'où la nécessité des points 4 et 6). Et mes amis de l'Eglise catholique me direz-vous ? D'abord un empereur n'a pas d'amis, que des sujets ! Et ensuite ils seront sûrement enchantés de ce retour aux source on ne peut plus revigorant !
9 Points divers : Du fait d'un retour aux chiffres romains, tous les nombres dépassant 1 million seront abolis. On ne dira plus que Bill Gates a 60 000 000 000 de dollars, on dira juste "woa ce mec est super riche" ! Rome sera bien sûr la capitale de l'empire, toutes les villes qui n'existaient pas il y a 1500 ans seront rasées, les autres retrouveront leur apparence et leur taille originelles.
Et...J'oublie quelque chose, je le sens...
AH ! Oui...JE serai le premier empereur ! Après tout ce que j'aurai fait pour le monde je trouverai ça normal, merdum !
Voilà donc (une partie de) mon programme politique. Si vous êtes d'accord avec mes idéaux de retour en arrière, de reniement et d'idéal impérial, rejoignez le MRRER ! Profiez-en, pour l'instant l'inscription est gratuite ! En plus de ça les premiers inscrits pourront devenir vice-empereur, sénateur, prétorien, etc...et gagner des badges et des logos AVE CESAR !
lundi 17 septembre 2007
BAPTEME
Cette fois ça y est !
Certains le réclamaient depuis longtemps, beaucoup craignaient que ça n'arrive un jour...
Personne ne savait vraiment quand ça arriverait...
Mais tous avaient une petite boule là, au fond de la gorge (et même deux pour ceux qui avaient une pomme d'adam)
Parce que cette fois...
Corto vient d'entrer dans la blogosphère !
Et j'en connais qui vont pleurer !!



